Communiqué de presse

COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES (CDV)

       6 février 2020 —

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« LA RÉSURRECTION DE VERSAILLES[1] », l’exposition qui détrône la Révolution !

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Il faut  « faire passer la charrue sur le palais des rois » pour sceller le sort de Versailles ( Charles Delacroix, conventionnel père du peintre ).

Versailles, acteur clef de l’Art et de la politique : l’Art royal de fascination

C’est une révolution ! L’exposition « Résurrection de Versailles 1867 - 1937[2] », du 19 novembre au 15 mars 2020, à travers près de 350 œuvres présentées au sein du château de Versailles, donne aux Français une prodigieuse leçon de science politique. Elle leur rappelle que la France, « première puissance culturelle au monde » (John Kennedy) est détentrice de l’Art royal de fascination « à la française » – linguistique, culturelle et politique – ;  que c’est la Révolution, par son pouvoir maléfique, qui les a privés de ce trésor fabuleux qui fit de la France la première puissance au monde, le soleil rayonnant de toutes les nations, et qui les a rendus neurasthéniques. Elle les invite à se réapproprier ce trésor inestimable pour retrouver la clef magique de leur richesse primordiale à reconquérir : leur raison d’être et de vivre !

Qui aurait pu imaginer la magie d’enchantement et d’autorité d’une telle Puissance universelle de rayonnement, d’un tel destin pour l’œuvre titanesque d’un seul homme : le Roi Soleil ! Qui aurait pu penser que deux siècles après que Louis XIV, ayant été chassé de Paris par la Fronde, se fut installé à Versailles, en 1682 ; un siècle après que la Révolution eut chassé Louis XVI de Versailles pour le ramener à Paris, le 6 octobre 1789, et l’eut voué à la destruction par le pillage de ses trésors vendus aux enchères et par l’appel au soc de la charrue pour effacer de la mémoire des hommes son chef d’œuvre de nature et de pierre ; qui aurait imaginé, si près de sa disparition, que Versailles verrait un jour ressusciter la magie de son art royal rayonnant – de puissance de fascination et de pouvoir de légitimation politique – pour voir dans sa Galerie des Glaces proclamer l’Empire allemand, en 1871, puis le gouvernement français, chassé de Paris par la Commune, faire de Versailles sa capitale et du « château des rois » le siège de la IIIème République, et bientôt enfin le centre du monde lors de la signature du traité de Versailles en 1919 ?

Telle est pourtant le fil d’Ariane politique de la prodigieuse histoire démonstrative de cette exposition qui « retrace ce moment surprenant de l’histoire de l’art où Versailles prend place parmi les grands motifs littéraires, picturaux et musicaux… Des artistes de toutes origines s’emparent du lieu qui inspire, par ailleurs, des répliques à travers le monde. Dans le même temps, la République réunit ses assemblées à Versailles et y reçoit les souverains étrangers. Les jardins accueillent fêtes aristocratiques et tourisme populaire. Les grandes eaux, qui n’ont jamais perdu de leur attrait au cours du XIXe siècle, deviennent une destination pour les foules. Tandis que s’engage un grand programme de restauration et de remeublement du Château qui franchit le million de visiteurs dès 1937. »(…) « c’est à la fin du siècle que la fascination gagne les milieux artistiques et littéraires. »  «  Les peintres les plus divers s’en inspirent (…) ». «  Le cinéma s’empare également du sujet dès ses débuts. Le mobilier et les arts décoratifs déclinent les grands exemples royaux. De même, le Château sert de modèle à celui de  Louis II de Bavière (…) jusqu’au paquebot France de 1912 surnommé « le Versailles des mers ». D’incroyables fêtes font revivre Trianon. Sarah Bernhardt se produit au Château à l’occasion de la visite du tsar Nicolas II en 1896. Une société hors du temps se constitue autour du monument-symbole (…) » « Cette vague d’enthousiasme accompagne le travail acharné auquel se livrent, à cette époque, les conservateurs du Château pour lui rendre sa splendeur perdue et le rapprocher de son état de l’Ancien Régime ; au détriment du musée historique inauguré en 1837 par Louis-Philippe »  à  toutes les gloires de la France. Avec pour grande figure de cette entreprise, Pierre de Nolhac, directeur du musée de 1892 à 1920. » Voici un superbe aperçu du parcours initiatique d’art royal de fascination politique, hérité de l’artiste Louis XIV[3], auquel nous invite à son insu cette exposition qui s’est fixé pour but de montrer « comment entre 1867 et 1937, le Château déchaîne les passions autour du Versailles de l’Ancien régime, tandis qu’il fait l’objet d’un grand programme de restauration et de remeublement ».

Mais nul ne saurait rien comprendre au « miracle » de cette Résurrection, s’il n’a présentes à l’esprit la mise au tombeau et la mort éternelle auxquelles la Révolution et la 1ère République terroriste française de 1792 avaient voué ce « symbole du patrimoine français », comme l’appellera Pierre de Nolhac, l’auteur du livre de ses mémoires et du prodige de « La Résurrection de Versailles[4] », de 1887 à 1920. C’est, en effet, quatre jours à peine après le coup d’Etat du 10 août 1792, que son décret du 14 août lança et justifia sa politique d’anéantissement de notre patrimoine – « L 'Assemblée nationale, considérant que les principes sacrés de la Liberté et de l'Égalité ne permettent point de laisser plus longtemps sous les yeux du peuple français les monuments élevés à l'orgueil, aux préjugés et à la tyrannie » – qui conduira au pillage du château du Roi-Soleil et au vœu du père conventionnel de Delacroix de « faire passer la charrue sur le palais des rois » pour sceller définitivement le sort de Versailles.

Comprendre à quel point le décret de mise à mort de Versailles est consubstantiel aux antivaleurs de la Révolution, c’est mesurer l’apport inestimable de cette exposition qui détrône la Révolution et ses principes d’anéantissement en montrant comment, de 1867 à 1937,  la magie bienfaisante des valeurs de Versailles, figure emblématique de la France, a triomphé de la magie maléfique des antivaleurs de cette première République terroriste qui voulait « anéantir les monuments qui attestent la supériorité de [nos] arts et de [nos] génies, afin de [nous] replonger dans la barbarie, dans l’ignorance[5] ». C’est mesurer le prodige de l’ACTE I de la Résurrection de Versailles, à l’identique, initiée par Pierre de Nolhac et poursuivie à travers la Société des Amis de Versailles dès 1907. C’est constater que son ACTE II, la réhabilitation de son créateur Louis XIV, ne suivit pas. En 2007-2011, le Président du château de Versailles, Jean-Jacques-Aillagon proclamait encore que, s’il aimait tant le chef d’œuvre du château, ce n’était pas le cas de son auteur, l’artiste Louis XIV, bien au contraire. Aussi, la Résurrection de Louis XIV fut-elle lancée par la Coordination Défense de Versailles (CDV) qui, en 2008, engagea une série d’actions juridiques contre l’intronisation barbare de l’art newyorkais (dit contemporain) dans les grands appartements royaux : combat très médiatisé à l’international, qui fut suivi par le Président Sarkozy et encore davantage par le Président Macron au point de lui faire dire qu’« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent, la figure du roi » et de le convaincre de faire consacrer son élection de 2017 dans « le palais des rois ». La « Résurrection » de Louis XIV est donc désormais acquise, symbolisée par l’érection de sa statue équestre sur la place d’armes en 2009. Acte III : après la double Résurrection du chef d’œuvre et de l’artiste, il ne reste donc plus qu’à accomplir l’ultime : la Résurrection du trésor symbolique de Versailles, Véritable réceptacle des Valeurs de la France – de son programme solaire, de son symbole d’Harmonie, de son modèle politique « musicologique », de Beauté et d’Intelligence, de son Pouvoir légitimant, de sa force d’enchantement –, en un mot de sa « Magie blanche » recelant le secret de cet Art royal de fascination « à la française » qui a permis au Roi-Soleil de dominer le monde.

  Voilà pourquoi cette superbe et éloquente exposition – inestimable pièce à conviction dans le procès sans fin fait par la Révolution à la Science, aux Arts et à la France, sous le masque de la haine à la Royauté – est à voir absolument par tous ceux qui, tel François Fillon, en appellent à retrouver la raison d’être Français. Le parcours initiatique de cette « Résurrection de Versailles » qui détrône la Révolution, doit les mener à celui de la Résurrection du trésor symbolique inestimable de son « Art royal de fascination à la française » : ce suprême arsenal de puissance bienfaisante héritée du Roi-Soleil qui doit désormais les conduire de la Résurrection de ses Valeurs d’enchantement à cette « Résurrection de la France » – enfin délivrée de ses chaînes d’aveuglement – qui est attendue de tous les Français !

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr 

Site : coordination-defense-de-versailles.info

Blogue : Réarmer l’intelligence ! Upinsky.works 



[1] Complaisamment appelée « Exposition Versailles Revival 1867 – 1937 » par le Président Pégard, à l’heure du Brexit. C’est une double trahison : par l’usage de l’anglais et par celui du  faux ami « revival » qui signifie relance, renouveau et non « résurrection » !  

[2] http://www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/versailles-revival-1867-1937#exposition

[3] Cf. Louis XIV artiste, Philippe Beaussant,  Petite bibliothèque Payot, 2005.

[4] « Souvenirs d’un conservateur 1987 – 1920 », Librairie Plon, 1937

[5] Cf. Déclaration de Gilbert Romme à la tribune de la Convention, le 26 octobre 1793.